Ops Rats

« Le groupe de rats super-héro et stars du net à découvrir maintenant à l'affiche ! »

L'éthique,
ou ma vision des choses

 

 

Dans cette partie, je tiens à mettre en avant ce qu’on pourrait appeler une éthique personnelle, ou plutôt une ligne de conduite à laquelle j’adhère et que je mets en pratique au fil du temps. Ce mode de pensée ou de voir les choses n’engage que moi et je ne l’imposerai à personne. À travers le texte ci-dessous, je tiens simplement à mettre à plat la manière dont je souhaite me comporter dans le Monde du Rat et vis-à-vis de mes animaux et de mes adoptions. Pour rappeler ma situation en ce jour où j’écris ce texte (Juillet 2014), j’ai actuellement à la maison 6 rats ; 5 petits issus d’une maman kinder d’animalerie. Lors de la naissance des rejetons, j’ai décidé que ces petites vies avaient vu le jour chez moi par ma faute (je ne connaissais alors pas de raterie proche géographiquement de moi et je n’avais pas suffisamment pris de recul vis-à-vis des animaleries). De ce fait, j’ai choisi sciemment avec mon fiancé d’acheter tout le matériel pour accueillir ces 6 rats et leur donner la meilleure vie possible. C’était mon erreur, et j’ai choisi de l’assumer jusqu’au bout.

 

Ainsi, le premier point de ma ligne de conduite se tourne justement vers les achats de rats en animalerie. Désormais, je sais que je n’achèterai jamais plus un animal dans ce genre de magasin. Tout simplement, car je ne cautionne pas la manière dont sont « fabriquées ces marchandises ». Oui, je refuse de donner de l’argent pour avoir un rat (ou d’autres animaux) qui vient d’un élevage. Je suis consciente que certaines animaleries sont surement très bien, avec du personnel qualifié et des connaissances vis-à-vis des animaux, mais le lieu de provenance de ces animaux reste le même que pour les ‘mauvaises’ animaleries. Je refuse de faire tourner l’engrenage des élevages où les rats ne sont pas respectés (ils n’ont pas les conditions décentes que je souhaite donner à mes animaux : cage adaptée sans surpopulation, litière et nourriture adaptées aux besoins du rat, soin pour les malades, mais aussi surveillance des familles avant reproduction et conditions de reproduction optimales). 

De ce fait, je pense qu’acheter un rat en animalerie revient à montrer que l’on consent à ce genre de traitement et, pire encore, que l’on ‘sponsorise’ ce genre de machines de production. 

Pour ceux qui penseraient qu’acheter un animal dans une animalerie revient à un sauvetage, j’avance l’argument du choix. Eh oui, pourquoi vouloir plus sauver ce rat siamois rex dumbo tout mignon que ses congénères noirs lisses à oreilles standards ? Et bien simplement, car on fait le choix de prendre ce rat tout mignon et pas ses copains. Parce que c’est être égoïste et juger des animaux selon leur beauté ou leur attirance. En quoi peut-on dire que c’est un sauvetage de PAYER un animal pour le sortir de l’animalerie et laisser tous les autres dans la machine de production ? C’est un choix, égoïste, mais pas un sauvetage. 

Ainsi, si un jour je dois sauver un animal d’une animalerie, ce sera un animal blessé et/ou invendable que l’on me confiera gratuitement. Ensuite, oui, je dépenserais de l’argent pour lui mais cela sera en vétérinaire et pour des conditions de vie décentes, mais JAMAIS pour payer la machine de consommation animale qu’est le couple animalerie-élevage.

Le second point que je souhaite aborder vise toutes les actions invasives que l’on peut faire subir à un animal (ici un rat) pour le confort de l’humain qui l’élève. Ainsi, je refuse absolument de faire opérer un rat pour mon propre confort et non parce que l’animal lui-même en a besoin. De ce fait, en cas d’une forte crise d’adolescence, qu’elle soit longue, coûteuse ou fatigante, je me refuse d’opérer un rat parce que moi, humaine de ce rat, je suis fatiguée de le gérer ou de le voir faire sa forte tête. Pour moi, et selon ma ligne de conduite, je ne prendrais le risque de castrer un rat que s’il en a besoin, car il est AH (Agressif Hormonal) ou malheureux de vivre ainsi. Ainsi, les rats qui arrivent en phase d’adolescence et qui le font sentir seront soignés par des moyens naturels (fleur de bach, nervosyl) et suivis de près par des professionnels (vétérinaires, voire même des personnes ayant de grandes connaissances sur les rats, ainsi que les naisseurs des rats concernés si c’est le cas !). 

En effet, j’ai déjà vu des cas de « oh mon rat est chiant, il embête ses copains, il me tient tête, ce n’est plus vivable ! » et pouf, on le fait castrer parce que c’est plus simple pour tout le monde. Eh bien oui, c’est simple pour l’humain qui ne fait que payer la chirurgie, mais pas pour l’animal qui subit l’anesthésie et la chirurgie. Encore plus lorsque l’on connait les risques de l’anesthésie sur ces tout petits corps que sont les rats.

Le troisième point que je souhaite évoquer aujourd’hui se tourne vers l’adoption d’autres animaux. En effet, puisque je me suis engagée, en prenant des rats, à leur fournir les meilleures conditions de vie possibles, je pense que l’adoption d’autres animaux se fera sur le même critère. En effet, si je souhaite adopter d’autres animaux, ce ne sera que des animaux qui n’ont pas de risque de transmettre ou de recevoir des maladies dues à la présence des rats. Ainsi, sur conseil de vétérinaire, je ne mettrais jamais en contact rat et souris pour des questions de santés et de transmissions de maladie entre eux. 

Dans le même esprit, si je souhaite adopter des animaux qui peuvent être attirés ou effrayés par les rats (ou inversement !) je ne le ferais que si l’arrangement de mon logement actuel me permet de leur donner deux espaces de vies différents. Par exemple, je ne mettrais jamais en contact (même aérien) rat et furet, et j’éviterais de laisser un chat ou un chien vagabonder H24 autour des cages des rats. 

Enfin, toujours dans cette optique d’adoption, que ce soit d’autres rats ou des espèces différentes, je ne m’engagerai dans l’adoption que si mes moyens financiers me le permettent sur le LONG TERME. En effet, je me refuse de prendre un animal pour être bloquée financièrement quelques mois plus tard. Pour éviter au mieux ce genre d’événement, nous avons un planning annuel de nos entrées et sorties fixes. Ainsi, nous pouvons faire la balance et nous assurer des moyens qu’il nous reste pour prévoir, ou pas l’adoption d’autres animaux dans de bonnes conditions. 

 

Ecrit par Dune

Article rédigé en Juillet 2014